Salut tout le monde
Et oui une fois n’est pas coutume, je vous ai encore laissé sans nouvelles un bon moment, le fait est, qu’ici au brésil surtout ces derniers temps, j’ai vraiment eu beaucoup de difficultés a me connecter plus de 10 min à chaque fois ...
Après Salvador, je suis partie rejoindre des amis brésiliens que j’ai connu pendant le festival à arraial d’ajuda, toujours dans l’état de Bahia mais plus au sud. J’ai été hébergé là bas dans la pousada de la famille de mon ami Raoni, après tant de voyage et de fête non stop, je me souviens avoir dormi beaucoup les premiers jours, j’étais extenué. Arrail est un village tranquille et tendance fréquenté par les jeunes en recherche de paradis artificiels et les néohippies. Et les plages sont tout bonnement paradisiaques, je me souviens d’un brésilien qui un jour m’as dit « ah pauvres français, ils ne savent pas ce qu’est une plage » je n’était pas d’accord avec lui mais après avoir faite ces deux promenades de plus de deux heures chacune pour rejoindre les autres villages de la cote, je peux vous dire que c’est juste d’une beauté incroyable, des plages authentiques à l’état brut, bordée de cours d’eau, de fleuves et de lacs d’argile ou il est bon de prendre un bain de boue.
Le paysage se transforme le long de la plage, passant des arbres et des palmiers aux falaises pourpres et rouges puis aux roches blanches.
De praia do espelho, classé parmi les dix plus belle plages du brésil, nous avons faites une promenade paradisiaque de plus de 10km pour rejoindre le petit village isolé au bord de la mer et du rio caraiva. Nous ne savions pas qu’il fallait marcher autant ainsi que nous n’avions pas prévu d’eau pensant trouver des petites auberges ou restos le long de la plages, mais que dale, rien que de superbes plages désertes de falaises blanche et ocres-orangés, de palmiers et au large et des récifs protégé qui délimitent une eau transparente chaude et calme.
Nous avons croiser une promenade équestre le long de cette magnifique plage qui n’en finissait plus, je crois bien que ce sont les seuls personnes que nous avons croisé pendant notre promenade, et là au milieu de nulle part, sur la punta de la plage, ce mirage, un boui boui qui vend des coco gelé, le grand bonheur de pouvoir savourer après tant de temps de marche sous un soleil ardent, l’agua de coco si désaltérante.
Arrivé à caraiva, nous avons été surpris par ce grand fleuve qui se jette dans la mer, nous avons tenté de le franchir avec le sac de vêtements sur la tête mais impossible même raoni qui mesure plus d’1,80 mètres n’en est pas venu à bout, j’ai encore cette image dans la tête, Raoni avec l’eau qui lui arrive au menton et le sac sur la tête, et derrière lui ce grand voilier coloré qui essayait de l’évité et le marin qui lui glisse des mots « doux » en brésiliens pour lui dire que son entreprise était insensée...lol. Nous sommes donc revenus au bord pour choper une barque qui fait la traversée. Là nous sommes arrivés dans ce petit village de pécheurs à la population bohème qui as reçu il y a quelques mois l’électricité. Caraiva est en effet dépourvu de banques de voitures de téléphone et donc d’internet, nous y avont passé la nuit en camping parmi les artisans après avoir fait un tour rapide sur les rues sabloneuses du village.
Très sympa cette partie de Bahia, la vie nocturne est très animée et les soirées chaude du forro y font fureur, ah le forro, cette danse est rythmée sur des sons d’accordéon et je dirais que la danse est mélangée entre la salsa, le zouk et la lambada, tout dépend de qui la danse pour les débutants c’est facil, c’est deux pas à droites, deux pas à gauche et évidement se danse en couple.
Après l’état de Bahia, nous sommes partis chez les parents de raoni à Brasilia, la capitale du brésil. Ville bien structurée et bien organisée, voir trop, la ville fut inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’exemple éminent du mouvement moderne en architecture et en urbanisme. En effet son architecture moderne est impressionnante, la ville fut construite sur le plan d’un avion, les habitations sur les ailes et l’avenue principale se trouve être le corps de l’avion, de haut on dirait une ville tout droit sortie de sim sity, genre une ville un peu à l’américaine avec au lago norte la zone pavillonnaire pleine de belles demeures avec piscine et de 4 voitures par maison, les gens qui y vivent son des gens aisés et très cultivés.
J’ai beaucoup aimé car j’y était avec mes amis brésiliens qui avaient une voiture car sans, la visite y est très difficile, les distances sont très longues et pénibles surtout pendant la saison sèche. J’ai entendu plusieurs touristes me dire que Brasilia n´est juste qu´une grande ville, personnellement je pense que c’est plus que ça, toute son histoire et sa partie spirituelle rend cette ville très intéressante. Beaucoup de sectes ou de populations hippies y ont fait leur nid dans les environs, la croyance populaire est de penser qu’à la fin du monde lorsque la mer recouvrira la terre, Brasilia du fait de sa position privilégié sera épargné. La ville est construite sur un plateau entre le 15 et 20ème parallèle comme l’avait révé Dom bosco, un prêtre salésien qui vivait à Turin. Le ciel y parait surdimensionné et le coucher de soleil est impressionnant, assis là sur un ponton sur les rives du lac avec la ville en toile de fond et sa zone de grat de ciel. J’y ai passés de bons moments et les fêtes à la brésilienne y sont particulièrement bien réussites...
C’est drôle au brésil plus qu’ailleurs les français sont vraiment bien reçu, par contre on se traîne cette inévitable réputation de mauvaise hygiène corporelle qui m’est répété sans cesse au brésil, gare à moi si je ne me douche pas, je suis une française. Bon c’est vrai qu’il y a des brésiliens qui prennent 5 douches par jours, et pratiquement chaque appart a 3 salles de bains minimum.
Mais en général ils sont très intéressant et sont fiers de leur pays et aiment partager et divulguer leurs connaissances à propos du brésil, j’ai pu ainsi apprendre à parler plus ou moins le portugais. Au début je n’y comprenait rien, je pensait naïvement qu’en parlant espagnol et français je comprendrais tout, que nenni !!!! C’était vraiment difficile au début, trop difficile, et les brésiliens parlent beaucoup, il m’était vraiment frustrant de ne pas pouvoir communiquer avec eux, mais grâce à la fabuleuse patience brésilienne, je peux parler le portugais basic et communiquer aujourd’hui avec ce peuple si chaleureux.
Nous sommes allé visiter le temple da boa vontade, symbole de la solidarité universelle, le genre de temple oú le gourou a sa photo partout, des objets divers et oeuvres d´art un peu gloc et où tout est trop commercial à mon gout, mais interressant á visiter.
Nous sommes aussi partis dans la petite ville vale do amanhecer où nous avons visité un nouveau temple guidé par l´un des membres, bon on est loin du gourou rael mais là tout le monde porte des vetement tres folklorique et regroupe toute sorte d´idole de plusieurs religions différentes.
Je suis aujourd’hui à rio, je vous écrit en direct de l’appart que je loue avec un espagnol photographe qui est daltonien, un américain coiffeur allergique aux cheveux, une française qui veux étudier ici dans deux semaines mais qui ne parle pas un mot de portugais et moi l’étudiante en tourisme qui fait la touriste :p
C’est un peu l’auberge espagnole version brésilienne, on rigole bien quand même ;)
C’est l’époque du carnaval et tout le monde est de bonne humeur, la foule envahie les plages et danse derrière les bandas sur des sons de percussions et des chants joyeux brésiliens. Le temps n´est pas au beau fixe en ce moment mais le coeur y est et la pluie ne décourage aucun brésilien à faire la fete.
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